Article provenant du journaldugeek.com
Amazon avance lentement mais sûrement ses pions dans l’IA générative. Alexa+ a un avantage très concret que les rivaux n’ont pas nécessairement : l’assistant est déjà partout, dans les enceintes, les écrans connectés, parfois même dans la voiture.

Durant le dernier CES, Amazon a pris le temps d’expliquer comment l’entreprise voyait l’avenir de son assistant vocal. Le mot d’ordre est de capitaliser sur l’existant plutôt que repartir à zéro. « 97 % des appareils que nous avons livrés peuvent prendre en charge Alexa+ », affirme Daniel Rausch, vice-président en charge d’Alexa et des produits Echo.
Alexa+ veut faire du neuf avec de l’existant
Ce chiffre donne le vertige quand Amazon rappelle avoir écoulé plus de 600 millions d’appareils à travers le monde. Dans les faits, la « grande majorité » de ces produits pourra accueillir Alexa+, la version dopée à l’IA générative annoncée début 2025. Bonne nouvelle donc, il ne sera pas nécessaire d’acheter un produit supplémentaire — ni jeter sa vieille enceinte Echo — pour pouvoir utiliser la nouvelle version de l’assistant.
Sur le papier, Alexa+ coche désormais toutes les cases attendues d’un assistant moderne : voix plus naturelles, réponses plus riches, accès étendu aux connaissances du web et surtout des agents capables d’agir à la place de l’utilisateur. Commander un repas, réserver un trajet ou gérer des tâches du quotidien devient possible sans passer par une multitude d’applications.
Le déploiement se fait toutefois par étapes. Plus d’un million d’utilisateurs américains avaient accès à Alexa+ à l’été dernier ; aujourd’hui, Amazon parle de « dizaines de millions » de clients pouvant activer la mise à jour. Aucune date n’est encore avancée pour une ouverture totale, Amazon préférant d’abord réserver l’assistant à ses abonnés Prime. Alexa+ reste aussi limité à l’anglais pour le moment.
La vraie question reste celle de l’usage. Dans un marché saturé d’IA en tout genre, pourquoi Alexa+ trouverait-elle sa place ? Pour Daniel Rausch, la réponse est simple : Alexa est déjà là. « Des dizaines de millions de clients l’utilisent régulièrement. Elle est présente dans la maison, disponible en permanence, par la voix », rappelle-t-il.
Amazon ne cherche pas à faire d’Alexa une experte ultra-spécialisée, par exemple en droit ou en programmation. L’objectif est plutôt d’en faire l’un de ces assistants « fondamentaux » que l’on sollicite pour un peu tout, au quotidien. La concurrence, elle, avance à grands pas. Apple a récemment officialisé son rapprochement avec Google pour intégrer Gemini sous le capot de Siri. De leur côté, ChatGPT et Claude s’imposent déjà comme des outils polyvalents, de la recherche à la programmation.
Amazon ne compte pas rester sur le banc de touche. Juste avant le CES, le groupe a dévoilé un accès web à Alexa, ainsi qu’une application entièrement repensée avec une interface de type chatbot. Sur le salon, plusieurs partenaires — Samsung, BMW ou Oura — ont aussi montré comment Alexa s’intégrait déjà à leurs produits.
